A – Linguistique

Responsable: Marie-Hélène LAY

L’équipe A du FoReLL rassemble des linguistes travaillant sur des langues différentes, selon des méthodes variées, et convaincus de l’importance des données attestées pour leurs descriptions, analyses et formalisations. La notion de corpus est ainsi fondamentale, c’est pourquoi le travail se répartit entre la constitution de divers corpus et les analyses dont ils deviennent les supports. Pour les corpus, on peut citer :

  • des corpus écrits : corpus de la langue des 16ème et 17ème siècles (anglais et français notamment), corpus multilingues – journalistiques, littéraires et juridiques, corpus des variétés régionales et corpus de productions d’apprenants ;
  • des corpus oraux en français, en vue d’analyses syntaxiques, et en anglais en vue d’analyses syntaxiques et acoustiques.

Les activités de recherche se font en cohérence avec l’offre de formation, au niveau du master avec un parcours « Linguistique, Langues et Corpus » (LiLaC) et un parcours Didactique des langues et du FLE/S.

 

Contrat 2012-2017

Pendant le contrat 2011-2016, le travail de l’équipe s’est structuré autour de quatre thématiques :

  • la contrastivité inter-langues
  • les variations (diachronique, dialectale et synchronique)
  • l’articulation syntaxe / sémantique
  • la didactique des langues : acquisition, contextes, outils

On retrouve ces préoccupations dans les opérations qui ont été conduites dans la période 2010-2013. Quatre projets sont terminés ou arrivent à échéance :

  1. l’un sur la focalisation a donné lieu à diverses communications et travaux collectifs et à une publication : Cappeau, P. et Hanote, S. (dir.). 2012. Focalisation(s). Saillance dans les langues : lexique, syntaxe, prosodie. Rennes. PUR.
  2. Le deuxième autour des Perspectives contrastives sur l’expression des sentiments, opinions, points de vue a conduit à l’organisation de journées d’études et d’un colloque international qui a été publié en 2013 : Chuquet Hélène, Nita Raluca et Valetopoulos Freiderikos (éds), Des sentiments au point de vue : études de linguistique contrastive, Editions : Presses Universitaires de Rennes, 2013, 280 pages.
  3. Le troisième centré sur l’opération Parole a débouché sur deux journées d’études, l’une sur la diction du 17è en français et l’autre sur «Walker and the English of his Time (18è-19è)»
  4. Le quatrième autour de la thématique grammaire d’apprenants sur corpus : la complexité a conduit à l’organisation d’une journée d’études sur la subordination en français langue maternelle et langue étrangère.

 

Contrat 2018-2022

Pour le contrat 2018-2022, les activités de l’équipe, organisées autour de 4 axes reflétant la diversité des préoccupations de ses  membres, visent à les rendre plus visibles/lisibles et à fédérer les forces autour de quelques champs thématiques bien définis :

  • Axe « Contrastivité inter-langues »,
  • Axe « Variations (diachronique, synchronique et diatopique) »,
  • Axe « Construction des discours »,
  • Axe « Didactique des langues : acquisition, contextes, outils ».

Cette organisation de l’activité ne correspond pas à un rattachement des individus dans tel ou tel axe : certains enseignants-chercheurs peuvent être à plein temps sur un seul projet dans un axe, d’autres décliner leur(s) approche(s) au sein de plusieurs projets.

Des séminaires mensuels sont l’occasion pour tous de prendre connaissance des travaux en cours, en offrant un espace de discussions alimenté par des présentations d’EC et de doctorants de l’équipe, auxquelles s’ajoutent des invitations de chercheurs extérieurs, français ou étrangers.

Des projets communs à toute l’équipe permettent de mieux manifester encore la cohérence et la richesse de l’équipe:

  • pour ce qui est de la dimension « constitution de corpus et outils », elle sera abordée sous l’angle de la problématisation de la relation notation/annotation ;
  • pour ce qui est de l’analyse des données langagières, elle sera abordée sous l’angle
    1. de la construction et du maintien de la référence dans des textes écrits, oraux et signés, au sein de corpus unilingues ou plurilingues et dans des corpus d’apprenants
    2. de la cohérence / cohésion du/des discours.

« Constitution de corpus et outils » : notation/annotation ; variation/norme.

La diversité des sources de données linguistiques soulève quantité de problèmes liés à la nécessité de passer de « données collectées » (ouvrages numérisés, enregistrements de données orales ou multimodales) à des « données de la recherche ». Le passage de l’un à l’autre suppose des opérations de transcription, de notation. On distingue classiquement le « corpus brut » ainsi produit du corpus enrichi d’annotations, informations associées au corpus brut pour en assurer l’exploitabilité. L’annotation est une composante heuristique de la recherche, dans la mesure où elle procède à des catégorisations qui permettront de filtrer les données lors de la constitution de corpus d’études, puis de se livrer à l’étude des observables sélectionnés.

Cette distinction entre notation et annotation demande aujourd’hui à être problématisée, les notations sont le résultat de choix faits en respectant des protocoles, et s’apparentent donc à une première phase d’annotation, les annotations quant à elles, sont analysées et exploitées comme des données sur lesquelles s’appuie la recherche. Notations et annotations répondent à un processus de normalisation permettant d’organiser l’infinie variation des observables linguistiques : le dialogue entre notations et annotations rejoint donc celui entre norme et variation. Se pose aussi la question de l’annotation manuelle de corpus (et des outils y contribuant), la catégorisation expérimentale sur des corpus de diverses tailles étant au cœur de l’analyse modélisante des observables linguistiques.

« Élaboration et maintien de la référence »

En traitant plus précisément de l’élaboration et du maintien de la référence, nous adressons la mise en place des objets du discours, la façon dont ils se construisent et se « négocient » au cours de l’élaboration des discours, depuis les niveaux infra-phrastiques jusqu’au niveau textuel, que ce soit sous l’angle des phénomènes intonatoires, de la sélection lexicale, des mécanismes syntaxico-sémantiques ou énonciatifs.

Aux aspects liés à la description/désignation d’événements – entités et procès –  (choix de dénomination et redénomination, paraphrases, etc.), s’associent donc les  phénomènes d’anaphore et de reformulation dans la progression discursive : de la simple reprise à la précision ou la redéfinition de ce qui a été posé antérieurement, voire la mise en place d’univers stéréotypiques, intégrant éventuellement la dynamique de co-énonciation.

Les études sont menées sur corpus : l’équipe dispose (et continue d’élaborer) de nombreux corpus d’étude dont la variété permet d’observer les phénomènes sous divers angles : discours oral quotidien « spontanés », dirigés ou mis en scène (corpus de natifs et corpus d’apprenants), discours produits dans des situations plus formelles (interviews d’hommes politiques, discours explicatifs) ou corpus écrits, académiques, scientifiques, littéraires. Des travaux visant à l’annotation manuelle et semi-automatique des chaînes de co-référence sont en cours.

« Cohésion et cohérence textuelle »

Cette dernière thématique abordée en diachronie comme en synchronie, sur diverses langues, est tout naturellement en lien avec la précédente (élaboration / maintien de la référence), tout en permettant un mise en perspective autre, plus centrée sur la question globale de la construction du sens.

Elle s’inscrit notamment dans les travaux de l’axe 1 de la MSHS, notamment autour des notions de discours et prosodie : on peut citer sur ce point l’étude d’unités discursives de très haute fréquence, marqueurs dialogiques et interlocutifs comme les marques d’affirmation (okay, right, uh-huh en anglais ; oui, voilà, c’est ça en français ; vale, si, d’acuerdo en espagnol, so en allemand), de négation ou les « petits mots du discours » (well, like en anglais ; genre en français…), par exemple. Voir aussi les thématiques transversales ‘Discours et Cognition’ et ‘Discours rapporté’ sur ce site.

Elle s’intéresse aussi aux processus énonciatifs, textuels, discursifs et stylistiques à l’œuvre dans la construction du sens d’un discours (écrit et oral, littéraire et ordinaire) au niveau de la production et de la réception (instructions/contraintes syntaxiques, génériques…) conçus comme reposant sur une hétérogénéité constitutive et guidés par des imaginaires linguistiques et discursifs, posant la question du statut des locuteurs qui s’élabore conjointement, etc.

L’équipe A est aussi engagée dans des opérations transversales qui font intervenir des membres des différentes équipes qui composent le FoReLL : Discours et Cognition et Discours rapporté.

 

Listes des membres:

Membres à titre principal Membres associés Doctorants
BARRAULT-MÉTHY Anne-Marie (MCF, Université de Bordeaux)
BIANCHINI Claudia (MCF)
BIKIALO Stéphane (PR)
BIEN-AIMÉ Guerlande (jeune docteur)
BOUTAULT Joasha (MCF)
BRUNNER Pascale (MCF)
CARATINI Emilie (MCF)
CARON Philippe (PR, émérite)
CASTANIER Jérémy (jeune docteur)
CHAULET Olivier (PRAG, docteur)
COL Gilles (PR)
CORET Muriel (MCF)
DEKHISSI Laurie (MCF)
DOURDET Jean-Christophe (MCF)
DUCHET Jean-Louis (PR, émérite)
DUPUY Estèle (MCF)
FRYD Marc (MCF, HDR)
FOUAD Maali (jeune docteur, Université du Caire)
GIANCARLI Pierre-Don (MCF)
GOBET Stéphanie (MCF)
GONZALEZ-MEDIANO  David (PRAG)
HANOTE Sylvie (PR)
JOFFRE Marie-Dominique (PR)
KAHERAOUI Malika (MCF)
KAWAI Chieko (docteur)
KHALIFA Jean-Charles (MCF)
LAMBERT Michel (MCF)
LAMPROU Effrosyni (MCF)
LAY Marie-Hélène (MCF HDR)
NITA Raluca (MCF)
RANÇON Julie (MCF)
ROQUELAURE Marie-France (ATER)
TALBI Rania (MCF)
TOUCHAIS Christophe (PRAG)
VALETOPOULOS Freiderikos (PR)
VIDEAU Nicolas (MCF)
VIGNERON-BOSBACH Jeanne (jeune docteur)
VOLTEAU Stéphanie (MCF)
CAPPEAU Paul (PR, retraité)
CHUQUET Jean (PR, retraité)
CHUQUET Hélène (PR, retraitée)
CIRAUD-LANNOUE Perrine (MCF, Université de Limoges)
GRANGÉ Philippe (MCF, université de La Rochelle)
HELLERSTEDT Maria (MCF, université de Lille)
JAGUENEAU Liliane (MCF HDR retraitée)
MARTI SOLANO Ramón (MCF, Limoges)
MAUROY Régis (MCF, Limoges)
MÉRILLOU Catherine (MCF, retraitée)
MOORE Susan (MCF, Limoges)
PAILLARD Michel (PR, retraité)
RANSON Ritaane (MCF, Le Havre)
TRAPATEAU Nicolas (MCF, Nice)
VIGNERON Annie (MCF, retraitée)
ASAAD, Mariwan (dir. Sylvie Hanote)
BALAN, Catalina (dir. Catherine Rannoux)
BENSALAH, Habib (dir. Marie-Helène Lay)
BRUNET, Antonin (dir. Freiderikos Valetopoulos)
DIARRA, Mamoutou (dir. Freiderikos Valetopoulos)
LEFILLIATRE, Boris (dir. Gilles Col)
PEREZ PEDRAZA, Natalia Angelica (dir. Freiderikos Valetopoulos)
PLASSERAUD-DESGRANGES, Antoine (dir. Gilles Col)
ŠIŠIĆ, Emir (dir. Freiderikos Valetopoulos)
TABOURDEAU, Gilles (dir. Marie-Helène Lay)
UKHOVA, Polina (dir. Marie-Helène Lay)

 

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